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[ Président ]
president


Rentrée politique de l'UGDD, 2008-2009 15-01-2009

Mesdames et Messieurs
les Représentants de la Presse Nationale et Internationale,
Militantes et Militants,
Sympathisantes et Sympathisants de l’UGDD,
Chers compatriotes,


En ce moment précis où l’Union Gabonaise pour la Démocratie et le Développement fait son entrée politique, il me plait, en ma qualité de Président du Parti, d’adresser mes salutations les plus chaleureuses au Peuple gabonais épris de liberté et de Progrès.
J’adresse également mes vœux les meilleurs aux Forces vives de la Nation, en particulier, aux Elèves, aux Etudiants et aux Travailleurs de retour des vacances tout en mesurant l’ampleur de leur inquiétude face aux nombreuses difficultés qui s’amoncellent sur le front social.
Oui, hommes et femmes des médias, notre présente rencontre est, une fois de plus, l’occasion pour l’UGDD, de dénoncer l’immobilisme voire, la démission du gouvernement gabonais de ses responsabilités régaliennes. Le spectacle des effets d’annonces multiples ponctués par le mensonge, ne peut rien à la situation chaotique dans laquelle se trouve aujourd’hui notre beau pays, le Gabon.
Comme nous le savons, tout gouvernement digne de ce nom, a l’impérieux devoir d’organiser l’Etat, d’incarner la Puissance publique et d’assurer le bien-être des populations.
Au Gabon, force est de constater, malheureusement, que plus le budget de l’Etat augmente, plus le pays sombre dans la misère et la précarité à cause de l’incurie, de la gabegie, de la mal gouvernance et de l’impunité.
Près de 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, de nombreuses pesanteurs économiques et sociales freinent la marche ascendante de notre Nation vers le progrès.
Le constat est donc clair : Notre pays recule, à en juger, par l’ampleur de sa faillite dans tous les secteurs.
Sur le plan économique, nonobstant l’existence de nombreuses ressources minières, pétrolières, forestières et halieutiques, le Gabon n’a jamais bénéficié des retombées significatives qui auraient pu soutenir durablement son processus de développement. A preuve, alors que le budget de l’année 2008 a été confectionné sur la base de 71 dollars le baril de pétrole, ce produit stratégique a atteint, récemment, des sommets record ayant fait en sorte que notre Mandji soit coté, en Mai dernier, à environ 114 dollars le baril, soit une différence de 43 dollars par baril. Personne, à ce jour, ne peut se prévaloir de l’incidence financière et sociale de cette plus-value. De même, le Bois, le Manganèse, l’Or et d’autres richesses sont exploitées à un rythme effréné sans qu’il y ait un impact sur le progrès social de la Nation. Mieux, quand d’autres pays y compris les USA s’efforcent désormais de reconstituer leur patrimoine, au Gabon, on assiste à une braderie à grande échelle des outils économiques qui faisaient naguère la fierté du pays. En témoignent les cas d’Air Gabon, de Gabon Telecom, de la SEEG, d’AFRICA n°1 de l’Okoumé Palace, d’HEVEGAB, de SOGADEL et d’autres encore … Comment résoudre le dilemme du chômage sans Sociétés dont la plupart ne demandaient qu’a être mieux gérées par des cadres compétents et intègres ? Autrement dit, comment, un pays sans industries viables peut-il prôner le plein emploi alors que des milliers de pères et mères de famille ont été déflatés pour grossir les rangs des sans-emploi ?
Sur le plan social, l’on assiste à une faillite sans précédent de tous les compartiments de la société. Dans le domaine de la santé, toutes les infrastructures hospitalières publiques sont transformées de fait en cliniques privées à tel point que tout y est devenu payant sans garantie de soins de qualité. A ce propos, le Centre Hospitalier de Libreville (CHL), jadis fleuron des unités sanitaires du pays, voit de nos jours sa survie menacée malgré les ravalements de façade de ses édifices. Le projet de construction du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) est aussi renvoyé aux calendes grecques à cause des mêmes turpitudes du gouvernement. De plus, les dispensaires dans l’arrière pays qui ne disposent pas toujours d’un personnel qualifié, éprouvent d’énormes difficultés de ravitaillement en produits pharmaceutiques. S’agissant de l’Education, long est le chapelet des classes pléthoriques au Primaire, de l’insuffisance des établissements d’accueil au secondaire et de l’absence de programmation et de planification qui attestent la démission du gouvernement devant ce secteur d’importance majeure pour la Nation. Ainsi, pour la deuxième année consécutive, de nombreux parents d’élèves vont vivre le calvaire d’une orientation forcée de leurs enfants dans les établissements privés dont la plupart ne répondent pas toujours aux normes d’excellence tant recherchée. Par ailleurs, les mêmes parents d’élèves ont vécu impuissants la cacophonie qui a régné, en juin dernier, suite à la fraude organisée dans les épreuves du BAC. Sous d’autres cieux, une telle situation ayant décrédibilisé notre baccalauréat et porté gravement atteinte à notre probité, aurait entrainé, non seulement, l’annulation pure et simple de l’examen, mais aussi, le limogeage des Responsables en charge de l’Administration de l’Education Nationale. L’on remarquera également que la distribution gratuite des fournitures scolaires ne se fait au Gabon qu’en année de l’élection présidentielle. Parents et élèves sont condamnés à affronter à chaque rentrée scolaire, les coûts excessifs de ces fournitures. La montée de l’inflation dans le secteur de l’Education va obérer davantage le panier de la ménagère déjà durement éprouvé par la flambée des prix sur tous les produits de base.


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